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May 30 sur le chemin des IndiensEn ce moment je fais des recherches de contes et légendes indiens pour en inclure un dans un conte à balader que je compte raconter à Crozon pendant ma fête.
Sur les bords de l'avenue Saint Jean-Baptiste de la Salle, il y a des arbres plantés. Le trottoir est divisé en deux parties : côté piétons, c'est du bitume, côté arbres, c'est du sol naturel (une espèce de terre jaune assez sableuse).
Il y a quelques jours, marchant le nez par terre (j'aime bien marcher soit le nez par terre soir le nez en l'air), j'avais vu un coeur en pierre, que j'ai ramassé. Personne autour de moi n'a su me dire si c'était une forme naturelle ou taillée de main d'homme dans l'ardoise, et d'où venait-elle donc, pour se retrouver sous les arbres de Saint Jean-Baptiste ?
Ce matin, toujours le nez par terre, j'ai vu une flèche dessinée avec des brindilles d'arbres. Ca ressemblait à une piste d'Indiens. Je ne sais pas si c'était intentionnel, le tracé était un peu brouillé, cela peut être dû au vent qui aura fait ainsi tomber les bouts d'arbres... Je n'ai pas suivi le chemin qu'elle indiquait car j'avais cours (M. Gaborieau, le cours sur la technique, le plus intéressant cours de cette année).
Qui sait où elle m'aurait menée ?
May 16 aiguilleuse d'âmes ?Hier, sur le trajet habituel qui va de Saint-Jean Baptiste à la fac de Villejean (à tout casser ça fait 600 mètres), un petit gars me demande où se trouve la résidence Saint-Jean Baptiste de la Salle. "C'est juste là monsieur". Puis sur le chemin du retour, je rencontre deux étudiantes cherchant le RU.
Ce matin, partant en cours, une voiture s'arrête à ma hauteur, dont les occupants étaient en quête du centre Eugène Marquis, à l'hôpital Pontchaillou juste à côté de la fac. Cet aprèm, une dame qui cherche la station de métro, et cinquante mètres derrière elle, un homme au fort accent étranger, qui déccroche de son portable juste pour me demander exactement la même chose que la dame...
Cinq fois en deux jours... ça commence à faire beaucoup... Est-ce une sorte de signe ? Suis-je une aiguilleuse qui s'ignore ? April 08 visionTout à l'heure, j'attendais le bus. Le temps était couvert mais bon, la foule s'agitait paisiblement place de la République.
Un vieux monsieur, sur une vieille bicyclette, en vieux caban datant de la guerre, avec une bonne vieille tête de vieux monsieur digne et synpathique, passe sur le trottoir, s'approche de la corbeille près de l'abri-bus, y jette un coup d'oeil furtif, et repart comme il était venu.
Etait-ce un Résistant attendant un message secret ? Attend-il ce message important depuis la guerre de 40 ? Passe-t-il tous les jours ainsi vérifier que le colis n'est pas arrivé ? ...
Bien à vous
Lili February 15 le retour de la coccinelleNous la croyions repartie depuis longtemps vers de froides contrées : elle avait disparu il y a plusieurs jours de la table du salon... Depuis ce matin la coccinelle est blottie dans un angle de mur près de la fenêtre. Elle semble apprécier notre hospitalité... La rusée a trouvé un endroit chaud où attendre la fin de l'hiver ! Mais de quoi se nourrit-elle ?? January 31 l'hiver !Au sortir d'un rêve des plus agréables, il me prend l'idée incongrue de me lever. Ma coloc est partie pour la journée, et j'entends mon coloc s'affairer tranquillement dans l'appartement, c'est appaisant. Lorsque j'ouvre la fenêtre un courant d'air glacial vient me courir sur le corps. Derrière les volets se découvre un paysage immaculé, une couche de neige de plusieurs centimètres recouvre tout alentour. Des flocons s'engouffrent dans ma chambre. C'est froid et ça mouille. Pas très agréable mais plutôt amusant.
Dehors, on dirait que le temps est arrêté. Il n'y a pas un bruit. Pas d'oiseaux, pas de voitures non plus. Pas d'enfants qui jouent dans le square. Bon, il faut avouer que c'est l'heure du déjeuner. Mais même plus tard, la journée s'avance et personne ne sort. Mon coloc et moi sommes calfeutrés bien au chaud à regarder cette neige qui n'en finit pas de tomber. Et cette cours inexorablement vide, cette étendue blanche qui nous appelle... Venez me fouler, venez me carresser, venez m'embrasser...
16h30, toujours personne. Nous n'y tenons plus. Cette neige sera la nôtre !! Trois pulls, les gants et la doudoune, on fonce dans la poudreuse. Pour le bonhomme de neige, c'est un peu difficile, elle est trop fraîche, ça ne tient pas. Mais pour la bataille, c'est l'idéal ! Evidemment, comme je ne sais pas viser, c'est moi qui m'en mange le plus.
Malgré nos invitations, le Voisin ne daigne pas descendre. Si tu ne viens pas à Lagardère... Nous grimpons les quatre étages à toute vitesse, la neige dans nos mains n'a pas le temps de fondre. Nous frappons, nous sonnons, personne n'ouvre. Il se doute de quelque chose, le bougre. Finalement la porte s'ébranle. Les boules fusent, il y a de la neige partout dans l'entrée et dans la chambre. C'est pas grave, ça va sécher.
On sort en ville. Il n'y a pas de bus, presque pas de voitures. Rennes est en léthargie. Seul le métro fonctionne, et sa partie aérienne nous découvre des toits blancs à perte de vue. C'est assez féerique. On voudrait que ça dure tout le week-end, histoire de rigoler encore le lendemain, de terminer ce fichu bonhomme de neige qui ne voulait pas se laisser faire. Mais le soir son début de corps a été utilisé par d'autre jeunes qui font des grosses boules pour bloquer une voiture.
Le lendemain, grand soleil. Tout a fondu. Sauf les grosses boules derrière la voiture.
(28 janvier)
le printemps ?Dans le froid glacial de ces derniers jours de janvier, une petite tache rouge se détache sur le fond brunâtre d'une feuille morte.
Elle est immobile. Je me penche pour la ramasser : une coccinelle, en cette saison ? Ses couleurs sont éclatantes dans l'atmosphère blanchâtre. Est-elle morte ou seulement frigorifiée ?
Dans ma main, le temps du trajet de la fac à l'appart, elle se réchauffe et commence à bouger les pattes. Quand nous passons la porte, une vague de chaleur nous envahit. Comme il est bon de rentrer chez soi par ce temps ! Je la pose sur la table du salon et vais chercher de l'eau. Elle est bien plus vive et étend ses grandes pattes dans tous les sens, comme heureuse de retrouver une liberté de mouvement que lui avait ravie le gel. Trois mètres jusqu'à la cuisine. Quand je reviens, elle n'est plus là.
Je l'ai cherchée toute la journée mais ne l'ai pas retrouvée. Je me plais à espérer qu'elle s'est enfuie par une aération et qu'elle a trouvé refuge dans un petit coin chaud où attendre le redoux.
(25 janvier) |
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